Régionales en Languedoc-Roussillon : Mandroux à la tête d'une liste PS/Europe Ecologie
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La maire PS de Montpellier Hélène Mandroux s'est dite prête, ce jeudi 28 janvier à 17 H 30, à conduire une liste d'alliance entre socialistes et écologistes en Languedoc-Roussillon à l'invitation de Martine Aubry « après les nouveaux propos inacceptables de Georges Frêche ».
« Aujourd'hui, après les nouveaux propos inacceptables de Georges Frêche, il n'est plus possible pour la gauche de laisser ce nouveau débordement nous emmener à la défaite. Chacun est placé devant sa conscience », a-t-elle poursuivi. « J'accepte la proposition de Martine Aubry de conduire une liste aux prochaines élections régionales et j'appelle tous les socialistes, toutes les composantes de la gauche et les écologistes à venir me rejoindre sans arrière-pensée,
sans calcul, avec la volonté de faire gagner la gauche et de faire gagner le Languedoc-Roussillon », a-t-elle conclu, sans répondre aux questions des journalistes.
Martine Aubry a annoncé qu'elle allait proposer au bureau national du PS d'investir le maire PS de Montpellier à la tête d'une liste alternative à celle de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon. Pour la maire de Lille, « l'honneur de la gauche est en cause. Pour la République, pour leur région, devant les Français et devant leur conscience, tous les socialistes, tous les militants et sympathisants de gauche, tous les écologistes en Languedoc-Roussillon doivent construire cette alternative derrière Hélène Mandroux ».
Georges Frêche a récemment déclaré à l'adresse de l'ex-Premier ministre Laurent Fabius, d'origine juive : « Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique ». Des propos rapportés par L'Express qui ont été confirmés par l'entourage de l'élu.
La première secrétaire du PS avait immédiatement réagi se disant « indignée » par cette « insulte aux valeurs de la gauche », affirmant qu'elle allait saisir la direction du PS pour « décider des suites ». C'est la réunion hebdomadaire du Bureau national le mardi soir qui devrait trancher.
Georges Frêche a, lui, affirmé que son propos était « déformé à dessein » et s'est dit victime d'une « chasse à l'homme ». Exclu du PS en 2007 pour ses dérapages verbaux, M. Frêche a toutefois reçu le soutien massif des militants socialistes de sa région et le PS ne lui avait jusqu'à présent pas opposé de liste alternative, entérinant de fait sa candidature.
Reportage : Vincent PEREIRA
Service internet de MIDI LIBRE
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